Castèl de Montpelhièr


 
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 Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)

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Lycinia
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MessageSujet: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Lun 28 Avr 2014, 20:17

Victime 1 : Erossi

Citation :
Expéditeur : Erossi
Date d'envoi : 28/04/1462 - 06:54:06
Titre : Racket cette nuit
Bonjour Madame le Procureur,

Je vous met en copie du courrier envoyé au juge.

En attendant votre retour.

Bonne journée

Erossi




Bonjour Monsieur le Juge,

J'ai eu la dégraébale mésaventure de me faire racketter sur la route entre Bezier et Montpellier cette nuit :

28/04/1462 04:08 : Vous avez été racketté par un groupe composé de Alessandro.di.roja de Chalva de Magda et de Bocom .

J'ai bien reconnu les assaillants et souhaiterais vivement porter plainte contre eux!!

Ils m'on subtiliser plus de 500 écus de mes ventes sur la route et quelques objets sans importances (nourriture).

Je veux aller aussi loin que possible pour les faire punir et resterait dans cette ville le temps du procès s'il le faut.
Je demande bien évidemment à récupérer à minima mes biens et à avoir reconnaissances du préjudice moral auprès des accusés.

Merci à vour pour votre réponse

Bonne journée

Erossi

Victime 2 (séparément de la première) : Erminilde
Citation :
Expéditeur : Erminilde
Date d'envoi : 28/04/1462 - 07:43:03
Titre : Vol entre Montpellier et Béziers
Dame procureur bonjour,

Je vous envoie cette missive pour me plaindre d'une agression et d'un vol survenu cette nuit entre Montpellier et Béziers.
Mes amis et moi avons été délestés de mes biens.

Pour ma part, il s'agit d'environ 1550 écus, d'une dizaine de miches de pain, d'une douzaines de sacs de maïs, ainsi que d'une dizaine de poissons. Sans doute encore d'autres objets mais je ne me souviens pas de tout mon inventaire.
Etant en déplacement pour déménager, j'étais dans l'obligation de porter sur moi la totalité de mes possessions.

Je n'ai donc plus rien du tout.

J'ai parfaitement pu reconnaître les voleurs. Deux hommes et deux femmes. Habillés comme des saltimbanques. La maréchaussée ne va avoir aucune difficulté à le remarquer: leurs accoutrements sont pour le moins remarquables.

Je suis la disposition de la maréchaussée pour répondre plus précisément aux demandes de description ou d'identification nécessaires à l'enquête.

Désespérément,

Erminilde d'Orgemont

[HRP: 28/04/1462 04:08 : Vous avez été racketté par un groupe composé de Alessandro.di.roja de Chalva de Magda et de Bocom
La vision étant parfaitement claire et explicite, mon personnage est en mesure de reconnaître et de se souvenir de chacun de ses agresseurs et je pense pouvoir utiliser, hors les noms, toutes les informations RP et IG de la fiche de personnage mise à ma disposition.]
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Lycinia
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Lun 28 Avr 2014, 20:46

Citation :
En ce jour du vingt huit avril de l'an de grâce mil quatre cent soixante deux, moi Lycinia Manilius en tant que procureur du Languedoc ouvre une procédure à l'encontre de Mestre Bocom pour des faits de brigandages qualifiables de trouble à l'ordre public.

Il est reproché à l'accusé d'avoir, à l'aide de trois compères agressé et volé deux femmes qui voyageaient séparément sur la route qui joint Béziers à Montpellier en cette nuit du vingt sept au vingt huit avril de cette même année. Je demanderais aux victimes de me préciser si elles étaient ensembles ou voyageaient séparément.

Quoi qu'il en soit la première victime, Dona Erossi à été dérobé de cinq cent écus et de quelques objets qu'elle qualifie de sans importance, quant à la seconde victime, Dona Erminilde le larcin est plus important puisqu'il s'agit de mil cinq cent cinquante écus, une dizaine de miches de pain, une douzaines de sacs de maïs ainsi qu'une dizaine de poissons.

C'est grâce au témoignage de cette dernière que nous avons pu identifier les accusés.

Pour citer le courrier de Dona Erminilde.

*début de lecture*
J'ai parfaitement pu reconnaître les voleurs. Deux hommes et deux femmes. Habillés comme des saltimbanques. La maréchaussée ne va avoir aucune difficulté à le remarquer: leurs accoutrements sont pour le moins remarquables.
*fin de lecture

C'est en effet un constat flagrant que les tenues des accusés ne sont pour le moins pas banale et ne se fondent guère dans la masse.

Il est évident que si chaque individu se permettait de brigander, la sécurité publique s'en trouverait gravement compromise, en outre il ne s'agit pas d'un fait que l'on pourrait qualifier de raisonnable et que l'on pourrait donc attribuer à un bon père de famille. Enfin, il est coutumier que le Languedoc condamne ce genre d'agissements.

Pour rappel je vous cite le code languedocien,

*début de lecture*

3-Des lois
a. Nul n'est censé ignorer la loi.
b. Le Comté du Languedoc est régi par le droit coutumier.

1) le critère du bon père de famille : est permise toute action que pourrait commettre une personne normalement sérieuse, raisonnable et soucieuse de ne causer aucun préjudice à autrui. Ce bon père de famille est un homme ordinaire, un homme de la place du marché qui agit en vertu de son bon sens.
2) l'universalité d'action : est punissable l'acte qui mettrait gravement en péril la vie en société si tout citoyen se l'autorisait.
3) la jurisprudence : Comme la coutume existe par elle-même, le Juge ne la crée pas mais l'énonce en s'inspirant dans ses jugements des décisions antérieures de la justice du Languedoc et en expliquant s'il y a lieu pourquoi il s'écarte de la jurisprudence (et donc de la Coutume).


D. Du trouble à l'ordre public
Tout acte portant préjudice à une personne ou à un groupe de personnes, ou susceptible de le faire, de quelque nature qu'il soit, sera considéré comme trouble à l'ordre public. Il en sera de même de tout acte nuisant au bon ordre, à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publique.

*fin de lecture*


Mestre, avouez vous votre culpabilité ? Sachez qu'en avouant votre peine pourrait s'en voir réduite.

Quoi qu'il en soit le ministère de la justice accuse Mestre Bocom d'avoir enfreint le droit languedocien.

Sachez que vous avez tout à fait le droit d'être représenté par un avocat pour votre défense.
Le barreau du Languedoc est accessible ici :
http://forum2.lesroyaumes.com/viewforum.php?f=9680
l'Ordre des avocats du Dragon se trouve par là :
http://forum.lesroyaumes.com/viewforum.php?f=4831

La parole est à vous.
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Lycinia
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Jeu 08 Mai 2014, 10:03

Citation :
Première plaidoirie de la défense

* Le Flamand maugrée à l'écoute de l'acte d'accusation et finit par prendre la parole lorsqu'on lui accorde.*

Salut son Honneur. Je suis révolté. Oui, parfaitement! Révolté ! Il me semble bien avoir entendu dans la déclaration de la femelle allégée que les Angevins, avec lesquels je voyage, et moi-même étions habillés, je recite, "comme des saltimbanques".

*Moue mécontente dans le visage, laissant le temps aux personnes présentes d'analyser son style vestimentaire, avec sa mître sur la tête*

Comme des saltimbanques votre Honneur! *Il se répète, au cas où les gens n'auraient pas bien visualisé la chose.* Quelle insulte! Et personne n'en cille, évidemment! Bon, les trois autres je veux bien avouer que leurs goûts vestimentaux ne sont pas tellement printemps-été 1462, mais moi enfin !! Je suis tellement bien sapé que même le grand couturier Karlito Lagarféldii en aurait les larmes aux yeux en m'apercevant !

* Il fait tournoyer son index devant son visage alors qu'il parle, parce que ça fait de l'effet, pense-t-il.*

C'est d'un tel manque de respect! J'espère que son Honneur ne m'en voudra pas mais il fallait que je réagisse à cette insulte, que dis-je à cette diffamation éhontée.

*Il soupire, l'air de s'apaiser.*

Mais enfin, un peu de tolérance dans ce monde terrestre si cruel.

*Un blanc.*

Euh.. Où en étais-je..? Ah oui! La malheureuse rencontre de l'autre fois.. Ben c'est vrai, on les a un peu titillés ces gens sur la route. Les autres m'ont dit que c'était des Bretons. Sont même pas Français. Mais c'était la première fois votre Honneur. Je jure sur la tête de Chalva. Même que je m'en veux un p'tit peu et qu'il va falloir que je me confesse. Parce que je suis un saint quand même, vous savez? Et que donc, bon, c'est pas trop le genre de choses que je suis censé faire.

*Il se met à parler à voix basse vers le juge et le procureur, alors qu'en réalité à peu près toutes les personnes présentes peuvent entendre ce qu'il dit, sa voix portant.*

Et pis j'ai une circonstance atténuante, son Honneur. Avec la Chalva, on est fiancés, m'voyez? Alors fallait que je l'impressionne pour que les choses bougent un peu et qu'elle m'apprécie. Moi chuis Flamand et les Angevins aiment pas trop les Bretons. C'est culturel. Alors pisqu'ils m'ont dit c'est des Bretons, ben hop! Pour la culture ! Et pis faut que j'féconde Chalva pour avoir des héritiers et tout.. Z'êtes un homme, vous pouvez me comprendre. *Un coup d'oeil à la procureur* Pas d'offense hein, pas vot' faute si vous en avez pas..

*Il regarde à nouveau le juge*

Z'avez les yeux tout pitits et un peu bridés.. C'est une malformation de naissance ou une maladie récente?

*Le Flamand plisse les yeux, essayant d'imiter le Juge pour tenter d'avoir la même vision que lui.*


Dernière édition par Lycinia le Jeu 08 Mai 2014, 10:04, édité 1 fois
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Lycinia
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Jeu 08 Mai 2014, 10:03

Citation :
L'accusation a appelé Erossi à la barre

Voici son témoignage :
*Erossi avait été mandatée à la barre... Elle en avait rêvé pendant de nombreuses journée... Mais jamais au grand jamais, le capitaine n'avais voulu la lui confier... Pas de femmes à bord était la première règle, si la première était sacrifiée coute que coute les éloigner du gouvernail...Voila le discours...
Elle avait donc peché, ou plutôt éssayé de pecher pendant près de 10 jours... un malheureux poisson!! Seul tribut de cette traversée le long des cotes Athlantique... mangé un peu après Bordeaux... ça de moins de volé...

C'est donc la rage au ventre mais tout de même un peu curieuse qu'elle arriva à la barre... première frustration, il n'y a avait pas de bateau... Mais coté coup de filet, la pèche avait été bonne...Belle prise coté accusés... mais restons en là sur les comparaisons marines...

La jeune Bretonne lança un regart plein de mépris à l'accusée puis se radoucis en ne s'adressant qu'à la Procureur, elle n'allait pas en plus lui faire l'honneur de lui adresser la parole...*

Demat Madame Le Procureur, Trugarez de nous avoir accueilli dans cette salle et d'avoir entendu notre plainte.

Il s'avère que nous étions en train de terminer notre voyage qui avait pour destination Bézier. Plus d'un mois de bateau et de marche pour venir enfin dans votre belle région...

*un peu de flatterie ne faisait de mal à personne*

Le but de notre voyage, et c'est là qu'une partie de l'argumentation de la défense s'éffondre, était de retrouver le foyer de mon Amie Erminilde... mais je la laisserais vous parler de ses origines Languedocienne et de la maison et des cultures qu'elle a sur Bézier... Nous pourrons ainsi nous amuser de voir à quel point la protection du patrimoine local a été garanti par nos 4 amis...

Bref un mois de voyage sans emcombres, et sur la dernière étape, Paf!! On tombe sur quatre autres voyageurs qui nous menacent et nous détroussent. Avec une enfant, et nous, faible femme, que vouliez vous... Ils nous ont pillés sans vergogne.
Je ne pourrais pas oublier leur visage...Ils sont gravés dans ma tête et je reconnais bien l'une d'entre eux, derrière la barre des accusés...
Et le sourire narquois qu'il avaient... Impossible de me le sortir du crâne!!

*Erossi se dit qu'elle aurait sûrement le même en les regardant pendre au bout d'une corde...*

Tout cela pour dire, qu'en plus d'avoir profité de notre faiblesse et de l'effet de surprise, leur attitude était particulièrement déplacée... pour autant que l'on puisse en juger dans ce type de contexte...

Au vu de la mauvaise fois évidente et apparente je me permet donc de ne pas arrondir mes pertes qui sont exactement de 535 écus, 3 pains et 3 sacs de Maïs.
J’ai vendu en chemin une natte, une cape et une robe de ma confection, m’ayant rapporté ces 500 écus… je peux appeler à la barre mes clients et clientes pour attester de la somme et donc de la malhonnêteté évidente du Sir ici présent…

Au vu du choc que j'ai eu... Je me retourne sans cesse dans la rue pour vérifier que personne ne me suis et je dors très mal depuis deux nuits... j'estime que cette estimation est à minima du préjudice moral que j'ai subi.

J'ai pleinement confiance en votre justice et en votre clairvoyance, et je remet entre vos mains ma destinée dans ce tribunal!
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Lycinia
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Jeu 08 Mai 2014, 10:05

Citation :
L'accusation a appelé Erminilde à la barre

Voici son témoignage :
* Suivant pour ce second procès son amie Erossi, Erminilde s'avance à la barre. Elle remonte négligemment sur son épaule droite le châle qui vient d'en glisser. S'éclaircit la gorge. Puis déclame: *

Françaises, Français, Languedociennes, Languedociens, Bretones, Bretons, femmes, hommes et jeux de Loi et de l'oie, accusées, accusés, assemblée, Public mon amour...

* Elle laisse le temps aux éventuels - et très improbables - applaudissements de s'estomper *

Bonjorn!

Si je prononce ce mot c'est pour deux raisons. Deux bonnes raisons. Les mêmes que celles évoquées lors du procès de... de l'autre, là.
La première est que je suis une personne bien élevée. Je salue les personnes que je croise. Et je me présente à elles. Poliment. Sachez donc que je me nomme Erminilde d'Orgemont.
C'est une délicatesse élémentaire dont n'ont pas fait preuves les quatre personnes - dont celle-ci - qui nous ont agressés.
Je vais y revenir...

La seconde est que je suis languedocienne et que ce mot m'arrive donc naturellement.
Je suis bien languedocienne. De Béziers pour être précise.
Ma demeure, que je partage avec mon amie et marraine Zolena - ancienne mairesse de la ville - se situe au numéro 12 du quartier des Coquelicots. Mais bon. Votre greffier a déjà dû prendre note de tout cela.
Et qu'il va dans la minute revenir en sueur d'avoir piqué un marathon. Et confirmer mes dires.

* Elle s'arrête. Regarde vers la porte. Non personne ne vient. Pfff, il court trop lentement sans doute. Tant pis, elle continue. *

Ces quatre bandits nous ont dépouillés. De tous nos biens. Des biens d'un groupe de Bretons accompagnant une languedocienne. Moi.
Mon employée Erossi, mon escorteur Séda ainsi que le capitaine de notre bateau accompagné de sa fille Shae. Ils ont accepté de protéger mes biens.
Pour les ramener à Béziers.

Leur ligne de défense ne tient donc pas la route.

Je vous donne maintenant la liste des biens dérobés par ces deux messires et ces deux dames.

* Erminilde sort un vélin et lit la liste qu'elle a préparée la veille *

Environ 1600 écus. Je sais que c'est plus que 1550 écus et moins de 1600. Mais je ne me souviens plus de la somme exacte. C'est la recette de ma taverne de Bretagne. Qui porte d'ailleurs le joli nom de ma ville de Béziers.
Une hache d'une valeur de 160 écus environ. Sans compter la valeur sentimentale. J'arrondis à 200 écus.
Une bonne dizaine de pains, une bonne dizaine de sacs de maïs, une bonne dizaine de poissons. Au moins pour 300 écus de nourriture.
Evidemment je ne porte pas tout cela sur moi. Le tout se trouve dans une charrette. Valeur de 140 écus, sans la valeur sentimentale là encore... Disons 200 écus. Je suis certaine que tout cela s'y trouve encore puisque ma charrette a suivi les voleurs.

* Arrivée en bas de sa liste, emportée par son élan, Erminilde poursuit son inventaire. Bien sûr à partir de maintenant il est imaginaire. Mais après tout il n'y a pas de meilleur moment pour faire monter les enchères. *

Je déplore surtout la perte de mes beaux vêtements: une robe blanche, un châle bleu ciel, une houpelande brune...
Et surtout, oh oui j'en suis encore bouleversée... J'espère plus que tout que l'on va me rendre... ma belle panoplie d'apparat. Elle m'a tout de même coûté un millier d'écus!

* La jeune femme fait mine d'être arrivée en bas de sa liste. Elle replie son papier et le fourre dans les plis de sa robe. Puis reprend: *

J'attends de la justice un juste châtiment pour le crime dont mes compagnons et moi avons été les victimes. Dépouiller ainsi une jeune femme qui rentre chez elle... c'est cruel. Et rien ne le pardonne.... sauf peut-être un dédommagement substanciel à la hauteur du préjudice subit...

* Elle pointe un doigt vers le ciel pour appuyer sa dernière remarque *

... avec les intérêts!

* Voila. Elle a fini. La moitié du boulot est fait maintenant. *
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Lycinia
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Ven 16 Mai 2014, 19:50

Monsieur le Juge.

A l'écoute des divers témoignages il ressort plusieurs éléments,

En premier lieu il est bon de prendre en compte que l'accusé à avoué ses actes et ainsi plaide coupable.

Que les plaignants invoquent la non recevabilité des propos de la défense exprimant qu'une des victimes n'était pas Bretonne. Qu'il est cependant parfaitement compréhensible que le groupe soit assimilé à un groupe de Bretons et que cela doit être porté au crédit de la défense.

Cependant, il est notable que l'accusé est clairement mentalement instable, n'ayant aucunement conscience de la gravité de ses actes et du fait qu'il ai mis en danger des femmes.

Son instabilité mentale se souligne d'autant plus lorsque ce dernier désigne la victime comme une "femelle", laissant place à une personnalité guidé par des pulsions animales et en aucun cas un esprit humain sain.
Ses propos insultant envers vostre personne ainsi que la mienne monsieur le juge ne sont pas des provocations mais bien des preuves de plus que l'accusé, depuis son esprit troublé s'imagine dans un monde à part ou il incarnerait un personnage dans notre époque dans un espèce de jeu de rôles lui permettant ainsi de tout prendre à la rigolade et sans sérieux.

J'ai moi même recueillie les propos de l'accusé qui en taverne à ma demande sur sa volonté de nuire au Languedoc à répondu je cite :
"évidemment que je voulais lui nuire."
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=295477Sanstitre.png
*ça c'est pour avoir dit que j'étais moche*

Cette incohérence dans les propos de l'accusé qui dans sa plaidoirie annonçait n'avoir attaqué les victimes que parce qu'elles étaient Bretonnes soulignent ou bien le mensonge ou même en vue du reste une éventuelle schizophrénie.

Monsieur le juge, dans mon accusation je souligne l'instabilité mentale de Mestre Bocom car c'est une réelle évidence, la totalité des éléments du procès soulignent cette thèse, d'autant plus que celui-ci avoue être troublé et s'en vouloir de ce qu'il à fait se désignant pourtant comme un sain, c'est clairement un esprit torturé.

Ainsi pour la sécurité publique et pour libérer son esprit je demande à ce que l'accusé soit jugé coupable et qu'il soit brûlé vif.
*et ça c'est pour ton ptit $@#€!£ !*
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Dim 18 Mai 2014, 22:53

Citation :
Expéditeur : Erminilde
Date d'envoi : 18/05/1462 - 17:38:12
Titre : Verdicts

Bonjorn messire le Juge,

Avant toute chose permettez-moi de vous féliciter pour votre nomination à votre poste.

Je me nomme Erminilde d'Orgemont. Vous allez bientôt rendre des verdicts dans quatre affaire m'opposant, ainsi que mon amie et compagnonne d'infortune Erossi, à deux couples de brigands nous ayant totalement dépouillé sur la route entre Montpellier et Béziers.
Ces bandits se font appeler Magda, Chalva, Alessandro di Roja, et Bocom.

Puisque je n'ai pas pu faire entendre de témoins à charge lors du procès, et puisque les autres victimes de mon groupe n'ont pas vu leur plaintes acceptées par le tribunal, je me permets d'exprimer clairement mes doutes vis-à-vis de l'institution judiciaire languedocienne à la tête de laquelle vous venez d'être nommé.

Je déplore que la procureur, après avoir passé certaines soirées en taverne avec nos agresseurs assez riches pour y boire, quand nous sommes réduites pour notre part à mendier et à être jetées en prison pour vagabondage, ne requiert que des peines très légères.
Sauf pour l'un d'eux qui doit finir brûlé si j'ai bien compris. Je m'en réjouis.

Je rappelle qu'il m'a été dérobé pour plus de 2000 écus de biens, et 1600 écus en monnaie. Les armes et vêtements que portent les accusés montrent bien qu'ils sont en mesure de me rembourser une grande partie de ce qu'ils m'ont volés. Ou du moins ce qu'ils n'ont pas encore dilapidé en cadeaux pour acheter la clémence du tribunal.

J'espère que vous comprenez mon désespoir de voir qu'il est préférable de brigander pour bien boire, bien manger, bien s'habiller et être compris de la Justice, plutôt que de travailler, payer ses impôts, et mendier dans une ville devenue une prison en attendant d'être autorisée à reprendre les chemins.

Croyez-vous que je me trompe? Est-il mieux d'être honnête?

Je compte sur vos verdicts pour m'apporter la réponse à cette question.

Respectueusement vôtre,
Erminilde d'Orgemont,
Languedocienne,
Victime
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Lun 19 Mai 2014, 00:24

28/04/1462 - procès opposant Bocom au Comté du Languedoc

Bocom est accusé de trouble à l'ordre public.

Acte d'accusation

Citation :
En ce jour du vingt huit avril de l'an de grâce mil quatre cent soixante deux, moi Lycinia Manilius en tant que procureur du Languedoc ouvre une procédure à l'encontre de Mestre Bocom pour des faits de brigandages qualifiables de trouble à l'ordre public.

Il est reproché à l'accusé d'avoir, à l'aide de trois compères agressé et volé deux femmes qui voyageaient séparément sur la route qui joint Béziers à Montpellier en cette nuit du vingt sept au vingt huit avril de cette même année. Je demanderais aux victimes de me préciser si elles étaient ensembles ou voyageaient séparément.

Quoi qu'il en soit la première victime, Dona Erossi à été dérobé de cinq cent écus et de quelques objets qu'elle qualifie de sans importance, quant à la seconde victime, Dona Erminilde le larcin est plus important puisqu'il s'agit de mil cinq cent cinquante écus, une dizaine de miches de pain, une douzaines de sacs de maïs ainsi qu'une dizaine de poissons.

C'est grâce au témoignage de cette dernière que nous avons pu identifier les accusés.

Pour citer le courrier de Dona Erminilde.

*début de lecture*
J'ai parfaitement pu reconnaître les voleurs. Deux hommes et deux femmes. Habillés comme des saltimbanques. La maréchaussée ne va avoir aucune difficulté à le remarquer: leurs accoutrements sont pour le moins remarquables.
*fin de lecture

C'est en effet un constat flagrant que les tenues des accusés ne sont pour le moins pas banale et ne se fondent guère dans la masse.

Il est évident que si chaque individu se permettait de brigander, la sécurité publique s'en trouverait gravement compromise, en outre il ne s'agit pas d'un fait que l'on pourrait qualifier de raisonnable et que l'on pourrait donc attribuer à un bon père de famille. Enfin, il est coutumier que le Languedoc condamne ce genre d'agissements.

Pour rappel je vous cite le code languedocien,

*début de lecture*

3-Des lois
a. Nul n'est censé ignorer la loi.
b. Le Comté du Languedoc est régi par le droit coutumier.

1) le critère du bon père de famille : est permise toute action que pourrait commettre une personne normalement sérieuse, raisonnable et soucieuse de ne causer aucun préjudice à autrui. Ce bon père de famille est un homme ordinaire, un homme de la place du marché qui agit en vertu de son bon sens.
2) l'universalité d'action : est punissable l'acte qui mettrait gravement en péril la vie en société si tout citoyen se l'autorisait.
3) la jurisprudence : Comme la coutume existe par elle-même, le Juge ne la crée pas mais l'énonce en s'inspirant dans ses jugements des décisions antérieures de la justice du Languedoc et en expliquant s'il y a lieu pourquoi il s'écarte de la jurisprudence (et donc de la Coutume).


D. Du trouble à l'ordre public
Tout acte portant préjudice à une personne ou à un groupe de personnes, ou susceptible de le faire, de quelque nature qu'il soit, sera considéré comme trouble à l'ordre public. Il en sera de même de tout acte nuisant au bon ordre, à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publique.

*fin de lecture*


Mestre, avouez vous votre culpabilité ? Sachez qu'en avouant votre peine pourrait s'en voir réduite.

Quoi qu'il en soit le ministère de la justice accuse Mestre Bocom d'avoir enfreint le droit languedocien.

Sachez que vous avez tout à fait le droit d'être représenté par un avocat pour votre défense.
Le barreau du Languedoc est accessible ici :
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l'Ordre des avocats du Dragon se trouve par là :
http://forum.lesroyaumes.com/viewforum.php?f=4831

La parole est à vous.

Première plaidoirie de la défense

Citation :
* Le Flamand maugrée à l'écoute de l'acte d'accusation et finit par prendre la parole lorsqu'on lui accorde.*

Salut son Honneur. Je suis révolté. Oui, parfaitement! Révolté ! Il me semble bien avoir entendu dans la déclaration de la femelle allégée que les Angevins, avec lesquels je voyage, et moi-même étions habillés, je recite, "comme des saltimbanques".

*Moue mécontente dans le visage, laissant le temps aux personnes présentes d'analyser son style vestimentaire, avec sa mître sur la tête*

Comme des saltimbanques votre Honneur! *Il se répète, au cas où les gens n'auraient pas bien visualisé la chose.* Quelle insulte! Et personne n'en cille, évidemment! Bon, les trois autres je veux bien avouer que leurs goûts vestimentaux ne sont pas tellement printemps-été 1462, mais moi enfin !! Je suis tellement bien sapé que même le grand couturier Karlito Lagarféldii en aurait les larmes aux yeux en m'apercevant !

* Il fait tournoyer son index devant son visage alors qu'il parle, parce que ça fait de l'effet, pense-t-il.*

C'est d'un tel manque de respect! J'espère que son Honneur ne m'en voudra pas mais il fallait que je réagisse à cette insulte, que dis-je à cette diffamation éhontée.

*Il soupire, l'air de s'apaiser.*

Mais enfin, un peu de tolérance dans ce monde terrestre si cruel.

*Un blanc.*

Euh.. Où en étais-je..? Ah oui! La malheureuse rencontre de l'autre fois.. Ben c'est vrai, on les a un peu titillés ces gens sur la route. Les autres m'ont dit que c'était des Bretons. Sont même pas Français. Mais c'était la première fois votre Honneur. Je jure sur la tête de Chalva. Même que je m'en veux un p'tit peu et qu'il va falloir que je me confesse. Parce que je suis un saint quand même, vous savez? Et que donc, bon, c'est pas trop le genre de choses que je suis censé faire.

*Il se met à parler à voix basse vers le juge et le procureur, alors qu'en réalité à peu près toutes les personnes présentes peuvent entendre ce qu'il dit, sa voix portant.*

Et pis j'ai une circonstance atténuante, son Honneur. Avec la Chalva, on est fiancés, m'voyez? Alors fallait que je l'impressionne pour que les choses bougent un peu et qu'elle m'apprécie. Moi chuis Flamand et les Angevins aiment pas trop les Bretons. C'est culturel. Alors pisqu'ils m'ont dit c'est des Bretons, ben hop! Pour la culture ! Et pis faut que j'féconde Chalva pour avoir des héritiers et tout.. Z'êtes un homme, vous pouvez me comprendre. *Un coup d'oeil à la procureur* Pas d'offense hein, pas vot' faute si vous en avez pas..

*Il regarde à nouveau le juge*

Z'avez les yeux tout pitits et un peu bridés.. C'est une malformation de naissance ou une maladie récente?

*Le Flamand plisse les yeux, essayant d'imiter le Juge pour tenter d'avoir la même vision que lui.*

Réquisitoire de l'accusation
Citation :
Monsieur le Juge.

A l'écoute des divers témoignages il ressort plusieurs éléments,

En premier lieu il est bon de prendre en compte que l'accusé à avoué ses actes et ainsi plaide coupable.

Que les plaignants invoquent la non recevabilité des propos de la défense exprimant qu'une des victimes n'était pas Bretonne. Qu'il est cependant parfaitement compréhensible que le groupe soit assimilé à un groupe de Bretons et que cela doit être porté au crédit de la défense.

Cependant, il est notable que l'accusé est clairement mentalement instable, n'ayant aucunement conscience de la gravité de ses actes et du fait qu'il ai mis en danger des femmes.

Son instabilité mentale se souligne d'autant plus lorsque ce dernier désigne la victime comme une "femelle", laissant place à une personnalité guidé par des pulsions animales et en aucun cas un esprit humain sain.
Ses propos insultant envers vostre personne ainsi que la mienne monsieur le juge ne sont pas des provocations mais bien des preuves de plus que l'accusé, depuis son esprit troublé s'imagine dans un monde à part ou il incarnerait un personnage dans notre époque dans un espèce de jeu de rôles lui permettant ainsi de tout prendre à la rigolade et sans sérieux.

J'ai moi même recueillie les propos de l'accusé qui en taverne à ma demande sur sa volonté de nuire au Languedoc à répondu je cite :
"évidemment que je voulais lui nuire."
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=295477Sanstitre.png
*ça c'est pour avoir dit que j'étais moche*

Cette incohérence dans les propos de l'accusé qui dans sa plaidoirie annonçait n'avoir attaqué les victimes que parce qu'elles étaient Bretonnes soulignent ou bien le mensonge ou même en vue du reste une éventuelle schizophrénie.

Monsieur le juge, dans mon accusation je souligne l'instabilité mentale de Mestre Bocom car c'est une réelle évidence, la totalité des éléments du procès soulignent cette thèse, d'autant plus que celui-ci avoue être troublé et s'en vouloir de ce qu'il à fait se désignant pourtant comme un sain, c'est clairement un esprit torturé.

Ainsi pour la sécurité publique et pour libérer son esprit je demande à ce que l'accusé soit jugé coupable et qu'il soit brûlé vif.
*et ça c'est pour ton ptit $@#€!£ !*

Dernière plaidoirie de la défense
Citation :
La personne intéressée ne s'est pas manifestée.


L'accusation a appelé Erossi à la barre
Voici son témoignage :

Citation :
*Erossi avait été mandatée à la barre... Elle en avait rêvé pendant de nombreuses journée... Mais jamais au grand jamais, le capitaine n'avais voulu la lui confier... Pas de femmes à bord était la première règle, si la première était sacrifiée coute que coute les éloigner du gouvernail...Voila le discours...
Elle avait donc peché, ou plutôt éssayé de pecher pendant près de 10 jours... un malheureux poisson!! Seul tribut de cette traversée le long des cotes Athlantique... mangé un peu après Bordeaux... ça de moins de volé...

C'est donc la rage au ventre mais tout de même un peu curieuse qu'elle arriva à la barre... première frustration, il n'y a avait pas de bateau... Mais coté coup de filet, la pèche avait été bonne...Belle prise coté accusés... mais restons en là sur les comparaisons marines...

La jeune Bretonne lança un regart plein de mépris à l'accusée puis se radoucis en ne s'adressant qu'à la Procureur, elle n'allait pas en plus lui faire l'honneur de lui adresser la parole...*

Demat Madame Le Procureur, Trugarez de nous avoir accueilli dans cette salle et d'avoir entendu notre plainte.

Il s'avère que nous étions en train de terminer notre voyage qui avait pour destination Bézier. Plus d'un mois de bateau et de marche pour venir enfin dans votre belle région...

*un peu de flatterie ne faisait de mal à personne*

Le but de notre voyage, et c'est là qu'une partie de l'argumentation de la défense s'éffondre, était de retrouver le foyer de mon Amie Erminilde... mais je la laisserais vous parler de ses origines Languedocienne et de la maison et des cultures qu'elle a sur Bézier... Nous pourrons ainsi nous amuser de voir à quel point la protection du patrimoine local a été garanti par nos 4 amis...

Bref un mois de voyage sans emcombres, et sur la dernière étape, Paf!! On tombe sur quatre autres voyageurs qui nous menacent et nous détroussent. Avec une enfant, et nous, faible femme, que vouliez vous... Ils nous ont pillés sans vergogne.
Je ne pourrais pas oublier leur visage...Ils sont gravés dans ma tête et je reconnais bien l'une d'entre eux, derrière la barre des accusés...
Et le sourire narquois qu'il avaient... Impossible de me le sortir du crâne!!

*Erossi se dit qu'elle aurait sûrement le même en les regardant pendre au bout d'une corde...*

Tout cela pour dire, qu'en plus d'avoir profité de notre faiblesse et de l'effet de surprise, leur attitude était particulièrement déplacée... pour autant que l'on puisse en juger dans ce type de contexte...

Au vu de la mauvaise fois évidente et apparente je me permet donc de ne pas arrondir mes pertes qui sont exactement de 535 écus, 3 pains et 3 sacs de Maïs.
J’ai vendu en chemin une natte, une cape et une robe de ma confection, m’ayant rapporté ces 500 écus… je peux appeler à la barre mes clients et clientes pour attester de la somme et donc de la malhonnêteté évidente du Sir ici présent…

Au vu du choc que j'ai eu... Je me retourne sans cesse dans la rue pour vérifier que personne ne me suis et je dors très mal depuis deux nuits... j'estime que cette estimation est à minima du préjudice moral que j'ai subi.

J'ai pleinement confiance en votre justice et en votre clairvoyance, et je remet entre vos mains ma destinée dans ce tribunal!

L'accusation a appelé Erminilde à la barre
Voici son témoignage :

Citation :
* Suivant pour ce second procès son amie Erossi, Erminilde s'avance à la barre. Elle remonte négligemment sur son épaule droite le châle qui vient d'en glisser. S'éclaircit la gorge. Puis déclame: *

Françaises, Français, Languedociennes, Languedociens, Bretones, Bretons, femmes, hommes et jeux de Loi et de l'oie, accusées, accusés, assemblée, Public mon amour...

* Elle laisse le temps aux éventuels - et très improbables - applaudissements de s'estomper *

Bonjorn!

Si je prononce ce mot c'est pour deux raisons. Deux bonnes raisons. Les mêmes que celles évoquées lors du procès de... de l'autre, là.
La première est que je suis une personne bien élevée. Je salue les personnes que je croise. Et je me présente à elles. Poliment. Sachez donc que je me nomme Erminilde d'Orgemont.
C'est une délicatesse élémentaire dont n'ont pas fait preuves les quatre personnes - dont celle-ci - qui nous ont agressés.
Je vais y revenir...

La seconde est que je suis languedocienne et que ce mot m'arrive donc naturellement.
Je suis bien languedocienne. De Béziers pour être précise.
Ma demeure, que je partage avec mon amie et marraine Zolena - ancienne mairesse de la ville - se situe au numéro 12 du quartier des Coquelicots. Mais bon. Votre greffier a déjà dû prendre note de tout cela.
Et qu'il va dans la minute revenir en sueur d'avoir piqué un marathon. Et confirmer mes dires.

* Elle s'arrête. Regarde vers la porte. Non personne ne vient. Pfff, il court trop lentement sans doute. Tant pis, elle continue. *

Ces quatre bandits nous ont dépouillés. De tous nos biens. Des biens d'un groupe de Bretons accompagnant une languedocienne. Moi.
Mon employée Erossi, mon escorteur Séda ainsi que le capitaine de notre bateau accompagné de sa fille Shae. Ils ont accepté de protéger mes biens.
Pour les ramener à Béziers.

Leur ligne de défense ne tient donc pas la route.

Je vous donne maintenant la liste des biens dérobés par ces deux messires et ces deux dames.

* Erminilde sort un vélin et lit la liste qu'elle a préparée la veille *

Environ 1600 écus. Je sais que c'est plus que 1550 écus et moins de 1600. Mais je ne me souviens plus de la somme exacte. C'est la recette de ma taverne de Bretagne. Qui porte d'ailleurs le joli nom de ma ville de Béziers.
Une hache d'une valeur de 160 écus environ. Sans compter la valeur sentimentale. J'arrondis à 200 écus.
Une bonne dizaine de pains, une bonne dizaine de sacs de maïs, une bonne dizaine de poissons. Au moins pour 300 écus de nourriture.
Evidemment je ne porte pas tout cela sur moi. Le tout se trouve dans une charrette. Valeur de 140 écus, sans la valeur sentimentale là encore... Disons 200 écus. Je suis certaine que tout cela s'y trouve encore puisque ma charrette a suivi les voleurs.

* Arrivée en bas de sa liste, emportée par son élan, Erminilde poursuit son inventaire. Bien sûr à partir de maintenant il est imaginaire. Mais après tout il n'y a pas de meilleur moment pour faire monter les enchères. *

Je déplore surtout la perte de mes beaux vêtements: une robe blanche, un châle bleu ciel, une houpelande brune...
Et surtout, oh oui j'en suis encore bouleversée... J'espère plus que tout que l'on va me rendre... ma belle panoplie d'apparat. Elle m'a tout de même coûté un millier d'écus!

* La jeune femme fait mine d'être arrivée en bas de sa liste. Elle replie son papier et le fourre dans les plis de sa robe. Puis reprend: *

J'attends de la justice un juste châtiment pour le crime dont mes compagnons et moi avons été les victimes. Dépouiller ainsi une jeune femme qui rentre chez elle... c'est cruel. Et rien ne le pardonne.... sauf peut-être un dédommagement substanciel à la hauteur du préjudice subit...

* Elle pointe un doigt vers le ciel pour appuyer sa dernière remarque *

... avec les intérêts!

* Voila. Elle a fini. La moitié du boulot est fait maintenant. *
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Jorocket
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   Lun 19 Mai 2014, 22:02

Le jugement a été rendu
Enoncé du verdict
Le prévenu a été reconnu coupable de trouble à l'ordre public.

Citation :
*Et un brigand de plus*

Mestre Bocom,
Puisque vous ne niez pas les faits qui vous sont reprochés ce jour,
Puisque vos victimes ont maintenu et expliciter leurs accusations au travers de témoignages circonstanciés,
Puisque votre acte de brigandage s'est déroulé sur le territoire languedocien en date du 28 avril 1462,
Puisqu'il est coutumier que la justice languedocienne condamne ce genre d'agissements,
Et puisque telle est ma volonté.

Je vous déclare coupable d'agression et de vol à l'encontre des dames Erminilde et Erossi.
Vous irez croupir en prison pendant trois jours et vous verserez une amende de 150 écus sonnants et trébuchants, sachant que vous disposiez lors de ce verdict d'une épée, d'un bouclier et d'une bourse de 80 écus. ( http://imageshack.com/a/img843/6176/ypg7.png )

Ainsi en a été jugé par le juge Jorocket,
le 20 mai 1462.

Et n'hésitez pas à vous rendre au tribunal du palais si vous vous estimez méjugé.

* Coup de maillet *

Au suivant.
Le prévenu a été condamné à une peine de prison de 3 jours et ?une amende de 150 écus.
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MessageSujet: Re: Bocom - TOP - Brigandage - 28/04/1462 (Coupable)   

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