Castèl de Montpelhièr


 
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 [Vie Quotidienne] Fêtes et Jeux

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MessageSujet: [Vie Quotidienne] Fêtes et Jeux   Sam 13 Mar 2010, 20:02

Les fêtes et réjouissances



Au Moyen Age on compte une centaine de jours de fêtes par an. Les écoliers rentraient chez eux pour la saison de la moisson et des vendanges, mais reprenaient le chemin de l’école plus fatigués qu’avant.

Afin d’oublier un quotidien trop monotone, on a trouvé mille et une occasions de festoyer. Les fêtes, mêmes religieuses, ne sont pas toutes solennelles. On jongle, crache du feu, monte des pièces de théâtre, joue un mystère, une farce (ex: farce de maître Pathelin)… sur les places des cathédrales et des églises.

La rue est le théâtre de ces fêtes. Ainsi tout le monde peut y participer et y assister.

La majorité des fêtes sont catholiques, mais la tradition a conservé quelques rites d'origine païenne :

Les fêtes calendaires les plus importantes sont :
• La fête de Noël (25/12)
• La fête des saints innocents (28/12)
• La saint Sylvestre (01/01)
• La fête des rois/épiphanie/théophanie (06/01)
• La chandeleur (02/02)
• Le carnaval (mardi gras, 40 jours avant Pâques)
• La mi-carême (rupture du jeune en plus des dimanches : carnaval Brandon)
• Le jeudi saint
• Le vendredi saint
• La fête de Pâques, (fin du jeune, fin de l’abstinance)
• L’Ascension
• La Pentecôte
• La saint Jean (21/06)
• La fête de la Vierge (15/0
• La saint Michel
De plus, chaque communauté célèbre des fêtes locales qui donnent également lieu à diverses réjouissances.

La fête des douze jours s’étend du jour de Noël à l’Epiphanie.

Pour la fête de Noël le 25 décembre, on fête l'avènement du Christ et on veille 2 fois : avant minuit et après la messe où on re-veille (d’où notre réveillon actuel) en dînant grassement d’une oie.
La bûche de Noël : chacun apporte une bûche pour entretenir le foyer et faire cuire l’oie. C’est l’occasion de grands banquets. Ils sont codifiés par des règles de bienséance, des règles de table (ivresse proscrite…)

La saint Sylvestre : il est interdit de se déguiser en cerf pour cette fête en référence au dieu celte Cernunos représenté nu avec une tête de cerf !

Epiphanie : Elle correspond à la présentation de Jésus aux Rois Mages. La traditionnelle galette des rois est alors partagée. on mange de la galette posée sur un plat appelé le tiphanier mais qui est aussi le nom du plateau qui sert à porter le roi.

Carême : Quarante jours avant Pâques, le peuple est invité au partage, au jeune et à la prière.


"Les Jours Maigres", réalisé au XVIe siècle par P. van der Heyden, d'après un dessin de Bruegel l'Ancien.

Paques : Vers le début du printemps, on s'échange des oeufs peints pour symboliser la fin des privations de l'hiver et du carême.

Toussaint : Fête d'origine celte, instituée par Louis le Pieux. Le 1er novembre, on fête Tous les Saints.


• Les fêtes profanes


La fête des fous : Elle était célébrée le jour de Noël, ou le jour de l'An ou encore de l'Épiphanie. Les domestiques prenaient la place de leurs maîtres, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était ridiculisée. Le cortège ainsi masqué, déambule dans les rues jusqu’au château, divertissant par son accoutrement le seigneur et ses convives.

La fête de l'âne : Elle était célébrée dans certaines villes la veille de Noël. En souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". L'Église a rapidement interdit ces célébrations.

Les Mais : Le 1er mai ou au cours du mois de mai, les jeunes hommes déposaient des branches d'arbres devant la porte des jeunes filles à marier. La branche d'arbre symbolisait les qualités ou les défauts de la jeune fille.

La Saint-Jean : En écho à la naissance de saint Jean l'Évangéliste, au solstice d'hiver, l'Église a placé celle de Jean-Baptiste, le 24 juin. Elle a superposé la commémoration d'un saint à une fête païenne.

S'agissant d'une fête solsticiale, les rites sont liés au soleil.
Les hommes allument un peu partout à l'extérieur des feux vifs pour tenter de surmonter le soleil en déclin ; en effet, le soleil entame à ce moment précis sa course descendante.

Les feux de la Saint-Jean ont des vertus de purification. Les animaux malades doivent courir sur les braises, les paysans sautent au-dessus des feux pour éviter les maux de rein à la moisson. Les
jeunes couples se tenaient par la main et sautaient par dessus le feu pour avoir des enfants ou une bonne récolte.

La Saint-Michel : La Saint-Michel est un repère dans le temps très important dans l'année, en particulier pour les paysans : c'est la fin d'une année agricole. Dès l'époque féodale, la Saint-Michel (le 29 septembre) est le jour des paiements des redevances par le paysan au seigneur. Cette fête, qui marque pourtant le début d'une nouvelle saison, n'a jamais été célébrée avec autant de faste que Noël, Pâques, ou la Saint-Jean.

Le Carnaval au Moyen Age


Combat de Carnaval et de carême de Bruegel l'Ancien (1559)

Carnaval est la fête de l' inversion : les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en riches. Tous les excès sont permis. A l'arrière plan, le peuple mange de la viande, chante et danse. Carnaval lève la main en signe d'adieu et laisse la place aux fêtes de Carême.

Les jours Gras et l'expression Mardi gras viennent de là.


"Les Jours Gras", réalisé au XVI e siècle par P. van der Heyden, d'après un dessin de Bruegel l'Ancien

Les fêtes rituelles
Le charivari : il salue un mariage jugé étrange (viellard avec une jeune voire pauvre avec riche, ou le mari qui se fait battre par sa femme). Dans les rues, on fait du bruit, on tape des casserolles en pleine nuit et on fait faire à l’époux le tour de la ville juché sur un âne. Ces farces sont organisées par des jeunes gens menés par un chef élu, appelé " l’abbé des Cornards ". Il prend fin lorsque les mariés leur offraient à boire.

• Tous les événements qui se déroulent au château sont l’occasion de fêtes où les paysans, vassaux, pauvres, sont conviés et mangent abondament et dansent (baptêmes, mariages, …)

• Les arrivées princières ou royales sont l’occasion de décorer les rues, avec des arcs de triomphes fleuris, d’offrir des spectacles éblouissants, et des banquets interminables où le peuple est abreuvé.
Certains jours, du vin coule des fontaines (ex: A Florence ou Dijon la bonne ville des ducs de Bourgogne)

• Des fêtes sont organisées par les bourgeois, les confréries, le peuple de la jonglerie qui lui aussi a son roi.

Fête du saint patron de la ville : on organise des procession et les malades, les infirmes, et tout le monde se prosterne et prie devant les reliques qui sont exposées.

Les flagellances : pendant les périodes de famine, de sécheresse, ou de peste, les hommes se masquent le visage de toile noire et se flagellent à grands coups de fouet en procession pour calmer les colères du ciel.

La quadragésime : on allume des feux au-dessus duquel les hommes sautent et autour duquel dansent les femmes.

Les foires : C'est à partir du IXème siècle et sous l'essor des croisades qu'une ferveur religieuse redonne de la vigueur à la vie sociale. Les grandes foires européennes du Moyen Âge eurent à cette époque leur premier moment d'authentique splendeur. Les foires apparurent comme la conséquence de la nécessité pour les commerçants de s'approvisionner en marchandises de toutes sortes. La France fut un acteur de premier ordre dans le développement des grandes foires médiévales, parmi lesquelles se détachent celles de la Champagne et la foire parisienne du Lendit. Au XIIème siècle apparurent d'autres foires et d'autres produits, notamment la foire de Beaucaire en Languedoc. Mais avec le temps, les foires méridionales françaises furent éclipsées par celles organisés quatre fois l'an, deux semaines durant, dans la ville de Lyon, depuis
1420. La situation privilégiée de Lyon, à un croisement où confluent les courants du trafic international provenant des quatre points cardinaux, en fit une ville de foire par excellence.

Les spectacles : Le Bas Moyen Âge fut une époque où l'industrie et le commerce eurent un essor qui ne sera dépassé qu'à l'aube de la Révolution industrielle du XVIIIème siècle. Les gens se déplaçaient alors partout, sur mer comme sur terre. Des spectacles itinérants se produisaient de foire en foire et sur les plus modestes marchés régionaux. Saltimbanques, funambules, lanceurs de couteaux, ventriloques, conteurs, bouffons, pitres, mimes... passaient de palais en châteaux, sans négliger les plus petites cours. Parfois, d'authentiques oeuvres théâtrales étaient montées. Les oeuvres représentées par ces compagnies ambulantes étaient rudimentaires, car peu de gens savaient lire et écrire. Les dialogues pouvaient ainsi être livrés à l'improvisation des interprètes, qui pouvaient être des étudiants en vacances ou des religieux.



Document de l'Université.
Etudiant : lantillaise7
Maître : Guillaume_de_Jeneffe


Dernière édition par Le Copiste le Sam 13 Mar 2010, 20:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Vie Quotidienne] Fêtes et Jeux   Sam 13 Mar 2010, 20:03

Les Jeux


Au Moyen Âge, les jeux physiques ont connu une grande faveur dans notre pays. Si on distingue souvent les sports de l'aristocratie des sports pratiqués par les classes sociales moins élevées, la plupart des jeux casse les disparités sociales et passionnent indifféremment tous les Français, du roi au plus humble des vilains.

Des jeux pour une société d'ordre

La société médiévale était une société d'ordre : la société était composé de trois classes caractérisées par des fonctions déterminées : les travailleurs, les hommes de prière et les guerriers.

Ces ordres se sont appropriés les différentes activités de la société et, parmi elles, les activités physiques. En effet, parmi les jeux physiques :
* certains appartiennent exclusivement à la noblesse : les tournois, les joutes, la chasse.
* d'autres sont plus des pratiques populaires : la soule.
* Quelques-uns semblent communs aux deux ordres : la lutte ou la quintaine.
* Enfin, tout le monde jouait à la paume y compris les ecclésiastiques !




Les sports de la noblesse : les jeux de la guerre
Le noble, même si ses moyens ne lui permettent pas toujours de se faire armer chevalier, a pour principale occupation de se préparer à la guerre par des sports violents.

La chasse et la pêche
*La chasse
La chasse était à la fois un excellent entraînement, un jeu passionnant et un sport utile (chasse nourricière), même si ce dernier aspect relève plus du "topos" littéraire que de la réalité. Les versions sublimées de la chasse sont en effet la chasse au renard et la corrida où l'acte de tuer est soit exécuté par un tiers, un chien, soit identifié à un acte de guerre. L'accent est en effet mis sur l'excitation des participants, malgré le fait qu'elle reste sciemment maîtrisée dans un cadre strict.

Elle se divisait en deux pratiques, la chasse au vol et la chasse à courre. Toutes deux exigeaient un équipement coûteux et un personnel nombreux.

La plus belle des chasses était la chasse au faucon : des rapaces de haut vol (gerfaut, faucon) ou de bas vol (vautour), minutieusement dressés, attrapaient des rongeurs et de grands oiseaux (hérons, grues, canards), voire de plus gros gibiers dont ils étaient entraînés à crever les yeux, permettant ainsi aux chasseurs d'achever ls sangliers, cerfs ou autres.

Frédéric II Hohenstauffen est le premier à exprimer clairement ce qui se généralisera au XIIIe siècle, à savoir la compétition existant entre les diffrents chasseurs, et qui expliquera que les chasses au vol se pratiqueront en groupe.

Les femmes n'étaient point exclues de ces pratiques. Elles aimaient d'ailleurs chasser et se faire représenter sur les sceaux le faucon au poing, à l'instar des jeunes nobles non encore adoubés.



La chasse à courre est associée depuis l'époque carolingienne aux prérogatives royales, et ce d'autant plus que les risques qu'elle représente font des triomphateurs de véritables héros. Les Capétiens reprendront d'ailleurs cette habitude de pratiquer la chasse, rehaussant ainsi leur prestige.

Par imitation, la noblesse va s'emparer de cette pratique et en faire un des traits marquants de son existence, défendant d'ailleurs par divers traités les qualités de cette activité et y répondant aux critiques d'ecclésiastiques roturiers n'ayant pas droit de chasser. La meute était également un des éléments caractéristiques de la maison seigneuriale avec ses chenils, ses dresseurs. Les chiens, particulièrement entraînés, étaient de taille et de race sélectionné.

Les magnifiques manuscrits enluminés du comte de Foix Gaston Phébus évoquent ces scènes de chasse, où l'on devait déployer mille astuces pour impressionner les gentes dames et les preux.



Il est tout de même à rappeler que la chasse n'est depuis le XIVe siècle plus réservée à la noblesse et que les codes forestiers indiquent les droits de chasse, payables par tous, qui assurent des rentrées conséquentes au Trésor royal. Mais il est vrai que ces droits n'étaient pas acquittables par n'importe quel roturier et en exigeait déjà une certaine aisance matérielle.

*La pêche
La pêche en rivière ou en étang était souvent aussi sportive, comme la pêche à la loutre ou au saumon, avec tridents, chiens et filets lestés de plombs.


Les exercices militaires
De nombreux exercices militaires venaient animer la vie quotidienne du château seigneurial.

* Á deux, on pouvait s'entraîner au béhourd, sur un champ ou dans les lices du château, en s'élançant l'un contre l'autre, rompant des lances et tâchant de se désarçonner mutuellement.
* Parfois, on dressait une quintaine, gros mannequin avec haubert et écu fixé sur un pieu enfoncé dans le sol ; les chevaliers tentaient au grand galop de renverser la quintaine en la frappant de leur lance au milieu de l'écu; On ne devait pas frapper plus de cinq fois d'où le nom de cet zxercice, la quintaine. Si le coup était dévié, le mannequin pivotait, et un de ses bras, muni d'ue forte lance envoyait le maladroit mordre dans la poussière. C'était un exercice de préparation au combat. Mais comme il était pratiquement sans risque il dériva et devint aussi un jeu de manants.



* Les jeunes s'entraînaient également à l'escrime: au baton, à l'épée, à la lance, à la hache ou au marteau d'armes.

Mais l'entraînement majeur au combat se faisait dans les tournois et dans les joutes.

Pour l'historien Huizinga, le véritable sport de l'aristocratie médiévale c'est la guerre. En effet, ne pouvant continuellement guerroyer, elle se livre au tournoi ou à la joute, reproduction selon certains codes de la bataille réelle.

Toutefois la différence entre ces deux faits d'armes est aisée à cerner même si elles étaient initialement parties d'un tout. C'est avec le temps que ces deux pratiques se distinguèrent au point qu'à la fin du Moyen Âge les tournois tombèrent en désuétude au profit des joutes.

Tournois

Lors de leur apparition, au XIIe siècle, les tournois se livrent dans des "pièces de terre" non limitées par des barrières. Les lices servent pour leur part à déterminer les recès, lieux neutres destinés au repos des jouteurs. Les combattants se regroupaient selon leur provenance géographique et/ou leurs liens vassaliques. Alors qu'ils combattaient initialement avec leurs armes de guerre, l'usage commence à imposer l'utilisation d'armes émoussées qui limitent les risques de blessures graves. De même les limites sont de plus en plus précises jusqu'à devenir de véritables enclos dont la taille empêche la charge à la lance et oblige à l'usage de l'épée et de la masse. En effet comme pour la chasse, les usages évoluent vers une plus grande ritualisation des actions qui font plus sens par ce à quoi elles se réfèrent que par ce qu'elles offrent à voir en première lecture.

Chaque combattant était reconnaissable à son timbre et à sa bannière.
les spectateurs s'entassaient dans des hourds, sortes de tribunes, dominant l'enceinte entourée de lices de bois ou de champs clos.
Les tournois et les joutes étaient ordonnés selon des règles très strictes :
* Présentation des champions et des bannières
* Armement du chevalier par le soin de l'écuyer
* Choix de la dame
* Des hérauts d'arme donnaient le signal des combats.
* Les vaincus devaient abandonner leurs chevaux, leur harnachement, ou payer rançon, en fonction des règles édictées à l'occasion de l'affrontement. Les vainqueurs, outre le prix accordé au plus vaillant (faucon dressé, couronne, mouton doré) et le prestige dont ils jouissaient auprès de leur dame, pouvaient également gagner un bon pactole.


"Pour quantités de chevaliers, guerre et tournois c'est tout un" Georges Duby

Ainsi, les jeunes en mal d'aventure et fe fortune faisaient souvent la tournée des lices. On connaît l'exemple de Guillaume le maréchal, grâce à la biographie qu'en a fait l'historien Georges Duby : ce baron anglais, en quelques mois, triompha avec un associé de 203 chevaliers.
Le combat était si rude que le maréchal parfois, ne pouvant plus retirer son casque, dut aller le faire décabosser, à grands coups de marteaux chez le forgeron

Georges Duby, citant les écrits de Jean le Trouvère, détermina la zone de prédilection des compétitions, limité par Fougères, Auxerre, Épernay, Abbeville.

Le tournoi et ses coutumes influencèrent les guerres. Et même «pour quantité de chevaliers, guerre et tournoi c'est tout un.»(G. Duby).
«Un chevalier ne peut y briller (à la guerre) s'il n'y est préparé par les tournois. Il faut qu'il ait vu son sang coulé , que ses dents aient craqués sous les coups de poing, que, jeté à terre, il y ait senti le poids du corps de son adversaire et, vingt fois désarçonné, que vingt fois il se soit relevé de sa chute, plus ardent que jamais au combat.»(Roger of Hoveden)



Les joutes
Provenant de l'habitude littéraire d'individualiser la relation des combats en mettant l'accent sur une série de duels plus que sur l'affrontement de deux groupes, la joute était un duel où l'on se battait seul à seul et l'on pouvait finalement mieux montrer ses capacités. La joute se courrait au meilleur des trois lances. Souvent on rompait les lances.



Les pas d'armes
Disputés selon des règles similaires à celles des joutes, ils consistaient en la reproduction de faits légendaires ou historiques au cours desquels des héros avaient défendus des passages. Cette caractéristique explique que nombre de pas d'armes ait été disputés dans des villes et sur des ponts.

Si les joutes et les tournois étaient pratiqués exclusivement par les hautes classes de la société, le jeu de paume passionnait tous les Français, du vilain au roi.

Jeux de balles et jeux de mains

Le jeu de paume
Ce jeu est connu puisqu'il se présente comme l'ancêtre du tennis.
Le jeu de paume est connu dans notre pays dès le XIe siècle. Il s'agissait de renvoyer avec la main la balle par-dessus une corde puis plus tard un filet à son ou ses adversaire(s).

Vers 1450, après que l'on eut joué uniquement à main découverte ou avec un gant, on eut l'idée d'utiliser des cordes et des tendons afin de renvoyer la balle plus facilement ; ce fut l'invention de la raquette.

Érasme écrit, que «l'on compte par quinze, trente, quarante ou avantage. On renvoie la balle de volée après le premier bond ; au second le coup est mauvais». Ainsi furent définies les règles du futur tennis, mot dérivé du français «tenez».

En plein air on utilise la longue paume et en salle la courte paume. Cette salle c'est le tripot ou jeu de paume. La forme la plus ancienne est la longue paume qui se joue sur un terrain de terre battue d'environ 80 m sur 15 m.

En effet on jouait à la paume, nous dit Jusserand, dans toute la France et quelque soit le temps, même pendant les guerres, par tous, des vilains jusqu'au roi. Dans une chronique de Geoffroi de Paris, on peut lire à propos du roi Louis X le Hutin :
Il avait joué à un jeu
qu'il savait
Á la paume
Si but trop froid et se boua
Là il perdit plumes et pennes
Autrement dit il trépassa
Le jeu de paume a donc passionné les français à tel point d'ailleurs que, de même que pour les tournois, des ordonnances d'interdictions - hors le dimanche et les jours fériés - furent promulgués sous le motif que l'on y perd son temps : «Les religieux même se laissaient entraîner, et le Concile de Sens leur interdisait, en 1485, de jouer à la paume surtout en chemise et en public.»

La soule ou la choule


La soule poussée au maillet
La soule, ou choule, est le jeu populaire par excellence. Le plus souvent il opposait deux paroisses. Á l'occasion d'une fête chacun des deux villages composait une troupe. Le but du jeu consistait à faire pénétrer une grosse balle de cuir, la choule, dans le camp opposé.

Mais ce n'était pas qu'un jeu populaire. Les rois aussi jouaient à la choule.

Il semble que ce soit d'abord dans la région nord-ouest de la France que l'on joue à la choule. La soule existait aussi en Angleterre sous le nom de Hurling over country, puis de football. D'après Jusserand, ce jeu proviendrait de la Normandie, car tout ce qui «était jeu, amusement, délassement en Angleterre était, au Moyen Âge, d'origine normande ou angevine».

En Italie on pratique le calcio, jeu qui tire son nom du pied (cf.Mercurialis (1530-1606), De arte gymnastica).


Les autres jeux


On pratiquait aussi :

* le crosse, très appréciée des jeunes, semble-t-il. La crosse était un bout de bois courbé à sa partie inférieure dont on se servaitt pour pousser une balle. Le jeu serait l'ancêtre de nombres d'autres : le golf, le hockey, le mail, le cricket.

* la lutte, sport très populaire, particulièrement en Bretagne, où le dimanche après midi on lutte sur la place du village. Seigneurs et rois luttent aussi, car dans la guerre «l'habilité à la lutte était si importante qu'elle compensait parfois le défaut d'expérience militaire». On se battait souvent en effet au corps à corps.

* la cournée, jeu extrêmement dangereux. Il consistait à lancer à l'adversaire des projectiles de pierre.

* le tir à l'arbalète et le tir à l'arc recommandés par les souverains pour pouvoir disposer de troupes efficaces. Les sociétés de tir dans les villes et les villages français bénéficiaient ainsi d'un certain nombre d'avantages (exemption d'impôts...).

Mais tous les jeux n'étaient pas des jeux guerriers. Ainsi les sources iconographiques nous montrent que les hommes du Moyen Âge, qui nous semblent si loin de nous, pratiquaient aussi les sports d'hiver et la natation.


Document de l'Université.
Etudiant : Lealisa
Maître : Guillaume_de_Jeneffe
Source : B. MERDRIGNAC, Le sport au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, 2002
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