Castèl de Montpelhièr


 
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 [Armée] Affaires Militaires

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MessageSujet: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:24


L'armée au Moyen Age par Clone, Université du Royaume

Petites explications

En théorie,on évite de se battre l'hiver et pendant les périodes de paix imposées par l'Eglise (Paix de Dieu, Trêve de Dieu). La guerre médiévale est plutôt une succession de sièges que de grandes batailles rangées ; elle apporte des dévastations dans les campagnes et les villes.

Chapitre I:Comment devenir un soldat?

Le vassal doit envers son seigneur,faire son service militaire(ost).En temps de guerre,le service est limité à 40 jours. Le vassal doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre et reste évidemment aux côtés de son seigneur si le conflit dépasse 40 jours. Il sera dédommagé en argent au-delà de ces 40 jours de combat. Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes

Chapitre II:Les classes de soldats et les différentes armes

->Les fantassins équipés d'armes de poing sont la troisième composante essentielle des
armées médiévales, avec la cavalerie et les troupes équipées d'armes de jet. L'infanterie, qui combat au corps à corps, a un rôle important à jouer, tant lors des batailles rangées que pendant les sièges. L'infanterie se compose de paysans, de soldats du rang et de chevaliers
ayant perdu leur monture
->Les Francs du Moyen Âge ont comme arme une hache appelée la francisque qui a donné son nom à ce peuple. Leurs voisins saxons se servent pour leur part d'un grand couteau appelé scramasaxe dont, là encore, ils tirent leur nom
->la cavalerie lourde a donné naissance au glaive, utilisé aussi dans le combat au corps à
corps à pied. Il existe divers types d'épées, notamment des épées à deux mains dont l'utilisation exige beaucoup de place. Les hommes d'armes ont recours à une grande variété d'armes lorsqu'ils combattent à terre, dont des haches (à une ou à deux mains), des massues, des fléaux d'armes et des marteaux. Il existe aussi une massue d'un type
particulier composé d'une boule hérissée de pointes et reliée à un manche par une chaîne. En réponse au perfectionnement constant des armures pour parer les coups portés par les épées, les armes pratiquant l'écrasement ou le perçage se développèrent.

Différentes armes utilisées
:
La lance de base demeura une arme fondamentale pendant tout le Moyen Âge car elle était bon marché et facile à utiliser. Elle permettait d'armer de simples fantassins et des paysans et de les pousser à livrer bataille. Dans la plupart des cas, la lance était un expédient bien peu efficace mais des corps entiers de lanciers expérimentés et bien entraînés pouvaient efficacement peser sur une bataille.

Les lances ont évolué pendant tout le Moyen Âge conférant au bout du compte une efficacité remarquable aux fantassins spécialisés dans leur maniement. Les lances les plus sophistiquées se composaient d'une pointe agrémentée d'un ou plusieurs autres fers. Cette arme supplémentaire pouvait être une longue lame, une hache, une faucille, un marteau ou une pique.Au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge, les villes ont connu une expansion exceptionnelle et ont créé leurs propres milices afin de se défendre et de contribuer au service militaire féodal. Ces milices urbaines étaient souvent équipées de lances, arme relativement peu onéreuse en rapport à son efficacité. Les milices urbaines formées à l'utilisation de ces armes développèrent des tactiques de combat efficaces.Les fantassins se protégèrent dans un premier temps derrière des pieux destinés à repousser d'éventuelles
attaques de cavalerie. Ils déployèrent ensuite des lances, des piques et autres armes de ce type pour se garder de la cavalerie. Cela a conféré une grande mobilité à ce genre de formation qui pouvait désormais déplacer ses armes anti-cavalerie.

L'arc:Différents types d'arc furent utilisés au cours du Moyen-Âge: petit arc, arc
composite et grand arc. Le petit arc, assez maniable et facile à fabriquer, mesurait entre 90 cm et 1 mètre 20 de long. C'était le type le plus largement répandu et sa portée, sa puissance et sa précision étaient assez moyennes. Un emploi véritablement efficace exigeait une expérience et un entraînement non négligeables.Le grand arc est né au Pays de Galles et s'est largement répandu en Angleterre. Il s'agissait d'une arme d'une seule pièce de bois, le plus souvent du bois d'if, qui pouvait mesurer jusqu'à 1 mètre 80. Le grand arc expédiait des flèches longues de presque un mètre. Ces projectiles possédaient une pointe large lorsqu'ils étaient utilisés contre l'infanterie (il fallait transpercer et déchirer des armures de cuir) et une tête étroite lorsqu'ils visaient des combattants en armure (il fallait dans ce cas
transpercer la cotte de mailles ou le métal des armures). Il fallait, pour manier le grand arc, un entraînement et une pratique de longue haleine et les hommes les plus habiles à cet exercice pouvaient tirer six fois à la cible à la minute. Le grand arc était une arme à longue
portée mais aussi très puissante. Les armées du Moyen-Âge possédaient avec leurs vastes contingents d'archers une arme qui faisait souvent la décision sur le champ de bataille. Ces hommes pouvaient soit viser chacun leur cible soit arroser de leurs flèches une zone de combat donnée.



L'arbalète était une arme connue dès l'époque de la Chine ancienne mais qui semble avoir été réinventée en Europe vers l'an 900. Son avantage résidait dans sa portée et dans sa puissance, supérieure à celle de la plupart des arcs. Elle était cependant plus longue à recharger ce qui veut dire que l'arbalétrier moyen pouvait tirer deux coups à la minute.Au combat, les arbalétriers portaient généralement un pavois destiné à les protéger pendant qu'ils rechargeaient leur engin. Le pavois était un bouclier de grande taille possédant des renforts en bois. Un corps d'arbalétriers muni de pavois constituait donc un véritable mur à
l'abri duquel les hommes pouvaient recharger en toute sécurité. Au moment du tir, seuls leur arbalète et leur casque dépassaient de ce rempart protecteur. Mais lorsque ces hommes se trouvaient forcés de livrer combat à découvert contre une armée d'arbalétrier de même poids, ils n'avaient généralement d'autre choix que le repli.L'arbalète causait des dégâts terribles et son succès vint de ce que son usage n'exigeait pas grande formation. Des soldats peu aguerris pouvaient relativement vite devenir des arbalétriers efficaces, en sachant qu'un coup bien tiré pouvait tuer un chevalier en armure qui avait voué son
existence au métier de la guerre. Certains (les chevaliers essentiellement) considéraient l'arbalète comme une arme inégale pour le peu de dextérité qu'elle exigeait de celui qui la maniait. Parmi les victimes de l'arbalète, on compte Richard Ier d'Angleterre, dit Richard
Cœur de Lion, par deux fois blessé par une arbalète, la seconde blessure devant lui coûter la vie. La noblesse s'inquiéta de l'efficacité d'un tel engin qui permettait à de simples soldats
d'abattre ainsi de grands hommes. Aussi, au XIIième siècle, un pape alla-t-il jusqu'à demander de bannir l'arbalète des champs de bataille comme arme inhumaine.



Le trébuchet Son nom vient de l’occitan trebucca qui signifie : « qui apporte des ennuis ».Le trébuchet fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à contre-poids.Le trébuchet est aussi utilisé pour semer la panique dans les rangs ennemis,lancant des pièces enflammées,des pierres,des boulets et toutes sortes d'autres choses en métal.





Quelques autres armes d'artilleries médiévales

Quelque soit le type de l'arme employée, le but est d'emmagasiner de l'énergie pour ensuite la libérer brutalement. Dans une arme à torsion, c'est la torsion mécanique des pièces qui va assurer le stockage de l'énergie. Dans le cas des machines à balanciers, un contre-poids qui sera élevé stockera de l'énergie potentielle qui sera libérée quand ce dernier redescend

-Baliste gréco-romaine
-Couillard



Document de l'Université.
Etudiants : commandant clone
Maîtres : commandant clone, FrèreNico
Sources : Microsoft Encarta 2005, Wikipédia, Google image pour les illustrations.
Merci à :Sandman






Dernière édition par Le Copiste le Sam 13 Mar 2010, 18:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:25


EPEES ET DAGUES par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

ESCRIME GENERALE par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

ESCRIME par Arakiriman, Ouvrage du Palais des Ducs de Bourgogne

ARMES D’HAST & LANCE par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

ARCS par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

HACHE, FLEAU ET MASSE D'ARMES par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

BOUCLIERS, HEAUMES & PIECES D'ARMURES par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.
L'équipement défensif : typologie sommaire des types de casques, par feu Rekkared de Siarr, Université du Royaume
Evolution du bouclier médiéval, par feu Rekkared de Siarr, Université du Royaume

CHEVAUX par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

POLIORCETIQUE, PREMIERE PARTIE: ARMES DE SIEGE par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

POLIORCETIQUE: DEUXIEME PARTIE: DEFENSE D'UNE PLACE par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.

ARMES A FEU par Zwyrowsky, Ancien Seigneur de lance, ancien Maitre-Armurier et ancien Capitaine de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, Université du Royaume.


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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:26

L'équipement défensif : typologie sommaire des types de casques


_________________
Le casque normand (galea, cassis)


Lorsque que le guerrier est revêtu de la cotte de mailles, le casque normand se porte toujours par dessus la coiffe, qui fait corps avec elle. C'est une calotte de fer en forme de cône aplati latéralement - de manière à présenter une légère arrête au-dessus du timbre - et incliné asymétriquement vers la partie antérieure. Le bord frontal se prolonge parfois par un nasal qui descend jusqu'au niveau de la bouche.

Au point de vue de construction, le casque normand, avec ou sans nasal, se compose soit d'une unique plaque de métal martelée, soit de deux parties maintenues intérieurement par un bandeau riveté ou imbriquées, soit d'un timbre, d'une seule pièce, et d'une bande circulaire fixé sur son pourtour inférieur. Dans le troisème cas, le morceau de métal protégeant le nez appartient au cercle de renfort.

Léger et résistant, mais d'une protection insufissante, le casque normand est en usage jusqu'au XIIIe siècle.

_________________
Le heaume (galea, heame)


C'est la défense de tête la plus complète que le Moyen Age ait connu avant le XVe siècle.
A l'origine, le heaume n'est rien d'autre qu'un casque normand de forme cylindrique muni d'une tôle additionelle recouvrant la figure [XIIe siècle]. La plaque faciale est renforcée d'une bande de fer verticale et percée de vues et de trous d'aération. Ce modèle archaïque, au profil évasé de bas en haut et que l'on agrandira de façon à recouvrir l'occiput, va subsister jusqu'aux environs de 1250. Il présente l'inconvénient de laisser la nuque et la gorge sans protection.

Vers le milieu du siècle, on constate l'existence d'un heaume cylindrique à dessus plat ; mais il disparaît rapidement pour laisser place au type en forme de tonnelet .
Ce dernier - qui ressemble à un petit baril pariculièrement bombé devant, à l'endroit de la vue - connaît un succès grandissant. Il enferme toute la tête pour ne laisser à découvert que la portion inférieure de la nuque. Son usage persiste jusqu'au début du XIVe siècle.

Enfin, un genre particulier de heaume s'assure progressivement, à partir du XIIIe siècle, le monopole qu'il obtiendra au XVe siècle : au début, ce n'est qu'un tonnelet de fer dont la partie supérieure se termine en pointe obtuse, propre à défléchir les coups, mais bientôt il prend l'aspect d'une grande cloche asymétrique dont le bord inférieur vient se lacer sur le haut du dos et le dessus de la poitrine.

Dans le dernier tiers du XIVe siècle, ce casque atteint des proportions monstrueuses : les deux "lèvres" dont l'ouverture délimite la vue se font proéminentes, le bord inférieur s'étend sur la poitrine et le dos. Il préfigure le heaume de joute dit à tête de crapaud.

Avant de terminer ce schéma évolutif, signalons encore que certaines coiffures guerrières de ce genre furent pourvues de parties mobiles propres à assurer une meilleure aération. On constate en effet, au XIIIe siècle, l'existence du heaume à bavière ; cette pièce en forme de demi-lune, fortement bombée et pivotante latéralement, peut protéger ou dégager le bas du visage. Mais ces spécimens ne semblent pas avoir joui d'une grande faveur. Sans doute étaient-ils moins robustes et rop facilement hors d'usage lorsque leur pièce coulissante avait à souffrir de chocs violents.

Tous ces casques, à l'exception peut-être du modèle à plaque faciale, résultent de l'assemblage de segments de tôle à l'aide de rivets. De petites ouvertures, pratiquées à l'emplacement du bas du visage permettent l'aération. Le plus souvent, une fente horizontale, interrompue en son milieu, permet la vue mais il en est en forme de croix ou d'"H" renversé. Au XIIIe siècle, l'usage de bandes de renfort appliquées sur le devant prévaut mais se raréfie par la suite. Quant à l'habitude de ménager, sur le bord antérieur, une petite ouverture cruciforme pour y introduire la barrette d'une chaîne pectorale de sécurité, elle se marque peu. A partir du premier tiers du XIIIe siècle, on constate que le sommet du heaume s'agrémente fréquemment d'un cimier d'allure modeste, formé d'une aigrette ou d'un éventail. Au XIVe siècle, par contre, ce timbre se complique : il s'orne de figures d'animaux, de dragons, de cornes et d'ailes. A partir du XIVe siècle, on lui ajoute un manteau d'armes, sortes de capeline d'étoffe flottante.

On portait ce grand casque par dessus la coiffe du haubert ou chaperon rembourré, plus tard par dessus la cervellière ou le bassinet sans visière. Les gens de guerre lourdement armés cessent d'employer exclusivement le heaume au milieu du XIVe siècle et devient exceptionnel par la suite.

_________________
Le chapeau de fer (chapel)


Il apparaît au XIIIe siècle. Simple caque ovoïde à bords horizontaux, il se conserve sous cette forme au XIVe siècle, avec des formes variés, comme un timbre qui s'allonge et de larges bords rabattus vers lebas, ce qui offre moins de prise aux coups. [...] Il se posait soit sur une coiffe indépendante, de mailles ou rembourrée, soit sur celle du haubert, peut-être aussi à même la tête.

_________________
La cervellière (bacinum ; bachinet ; beckenel)


Ancêtre du bassinet, la cervellière est une calotte hémisphérique de fer qui vient coiffer le sommet du crâne. Habituellement porté sous la coiffe du haubert à laquelle un bandeau la retient, il arrive également qu'elle soit mise par dessus. Son usage, attesté dès le XIIIe siècle, persiste autant que durele heaume, qu'on lui superpose, mais il ne fait aucun doute que les premières formes remontent au XIIe siècle. [...] Son emploi par les fantassins comme défense exclusive de la tête est vraisemblable.

_________________
Le bassinet (bacinum, mitram ferream ; bachin, bachines, bachinet)


En règle générale, le bassinet, fréquent dans la seconde moitié du XIVe siècle, s'en tient à 2 types fondamentaux et traditionnels : la forme conique peu élancé et surtout la forme ovoïde.
A son timbre élevé et forgé d'une seule pièce, qui recouvrele crâne, la nuque et une partie des joues, s'attache un camail de mailles pour protéger le cou et une partie des épaules. D'abord fixé au bord intérieur du casque, on finit par rendre cette défense amovible en la superposant à des vervelles extérieures dont on peut la décrocher à volonté : il suffit d'enlever la corde qui, passant à travers ces anneaux et nouée en deux endroits à hauteur du front, l'empêche de glisser. Dès le dernier quart du XIVe siècle, on prend même l'habitude d'orner le devant du camail d'un badge héraldique de métal (eskuchet). L'usage d'une visière appliquée sur l'ouverture faciale du basinet ne fait aucun doute [...].

_________________
La coiffe de mailles (coeffe, coffe)


Nous avons vu à quelles espèces de coiffes les casques viennent se superposer. Lorsqu'elles accompagnent le haubert, celles-ci font corps avec lui jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Cependant, il en existe d'autonomes dès la fin du XIIe siècle qui finissent, cent ans plus tard, par supplanter le modèle d'un seul tenant. Elles resteront en usage aussi longtemps que le heaume. D'ailleurs, ces coiffes indépendantes servent d'unique armure de tête à certains piétons depuis le milieu du XIIIe sicèle au moins. Pour les cavaliers, le port exclusif de la coiffe de mailles au combat paraît au contraire assez rare et sans doute, dans ce cas, se double-t-elle d'un bourelet.

Voilà les grands types de casques pour l'essentiel.

_________________
Sources :
- Les images de casques viennent du site : [url=http://armae.com/moyenage/121casques.htm]http://armae.com/moyenage/121casques.htm[/url] ;
- GAIER Claude, "L'évolution et l'usage de l'armement défensif personnel au pays de Liège du XIIe au XIVe siècle", Armes et combats dans l'univers médiéval, De Boeck Université, Bruxelles, 1995, p. 133-140.

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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:27

Evolution du bouclier médiéval


Voici un aperçu de l'évolution des boucliers au Moyen Age :

Avant le XIIe siècle :

Le bouclier (latin : clypeus, parma, scutum) de forme ronde ou elliptique, est constitué de lattes de bois recouvertes de cuir ; diamètre : 80 à 90 cm ; épaisseur : de 0,8 à 1,2 cm. Au centre l'umbo (diamètre moyen de 15 à 17 cm ; hauteur moyenne : de 6 à 10 cm). La forme de l'umbo a varié : concave vers 500, convexe plus tard, en pain de sucre vers 700.

Dès le XIIe siècle :

Le bouclier demeure indispensable pour le combattant. Ce n'est qu'à partir du XVe siècle, grâce au perfectionnement de l'armure, que les cavaliers pourront s'en passer tandis que beaucoup de fantassins en resteront encore tributaires jusqu'au début du XVIe siècle. C'est pourquoi il convient de l'étudier avant le casque et le harnais.

Le bouclier normand (XIIe siècle)

En forme d'amande -donc arrondi au-dessus et pointu vers le bas - légèrement concave à l'intérieur, il s'orne d'un umbo conique ou hémisphérique au centre, parfois aussi d'un motif de cloutage ; il est bordé d'une bande que l'on suppose métallique, l'orle. Suspendu au cou par une large courroie, la guige, on la manie en introduisant l'avant-bras gauche dans une énarme en forme d'anse, fixé au revers, et en agrippant de la main une seconde, disposée perpendiculairement à la première. Il arrive aussi que les énarmes soient parallèles. La taille de ce bouclier est relativement modeste : assez étroit, il ne dépasse guère 1 mètre de haut.



L'écu (du XIIe siècle)

Les armuriers créent dès 1150 environ un modèle de bouclier semblable au type normand par sa matière, son mode d'attache et de préhension, mais il s'en distingue par l'allure générale : le dessus est droit ou presque et la concavité intérieure considérable "emboîte" l'homme d'armes. Le nouvel écu est plus large mais moins haut que le modèle ancien. Il présente sur lui deux avantages : le tracé rectiligne de la partie supérieure dégage la vue du combattant et celui-ci est mieux protégé par les dimensions étendues du bouclier dont la courbure contribue à défléchir les coups.



Le bouclier rond :

Ce genre est moins courant. Cerclé d'un orle, garni d'un umbo et même renforcé de rais concentriques, il se bombe vers l'extérieur. Muni de la guige, il comporte sans doute également des énarmes.
Somme toute, il ressemble au bouclier que la Broderie de Bayeux (et non tapisserie !) attribue à certains Saxons. Toutefois, sa dimension est plus modeste puisque le diamètre ne dépasse guère une cinquantaine de centimètres.

Le bouclier du XIIe siècle, par ses proportions considérables et son encombrement corrélatif, concrétise à merveille les craintes du guerrier qu'une armure imparfaite ne parvenait point encore à mettre à l'abri. Composé de matériaux communs, sa fabrication exigeait déjà néanmoins une main d'oeuvre qualifiée.



Au XIIIe siècle, on rencontre deux sortes de boucliers :

L'écu (du XIIIe siècle) appartient aux cavaliers. il dérive du modèle du milieu du XIIe siècle [voir post précédent]. De forme isocèle ou équilatérale, il conserve le dessus rectiligne et les côtés convexes, ainsi que le même mode d'attache. Mais il a remplacé orle [bordure en métal] et umbo [hémisphère métallique central destiné à dévier les coups] par un motif héraldique stuqué (platré) sur le poli de sa face externe. De plus, il tend à acquérir un format modeste susceptible de couvrir uniquement le tronc du combattant. Le rôle de l'écu est désormais fixé pour deux siècles : seconder l'armure là où des coups trop violents pourraient la rendre insuffisante.



Le second type de bouclier est la rondelle de poing ou broquel. Arme de fantassin, il se compose d'un disque de bois évidé, de 30 à 50 cm de diamètre muni d'un large umbo central. Sans guige [courroie servant à l'attaché au cou] ni énarmes [lannières servant à la tenir en mains], il ne comporte qu'un unique manipule transversal, rigide. L'exiguité du broquel demande, à toutes fins utiles, un correctif : un maniement offensif et prompt, destiné à prévenir les horions de l'ennemi en allant à leur rencontre. C'est pourquoi son usage est lié, à l'origine aux premières formes d'escrime.

Au XIVe siècle :

Aux deux types du siècle précédent, qui subsistent, s'ajoutent un troisème :

L'écu chevaleresque ne varie guère. L'adorgne, en forme de coeur, en constitue une variante plus rare.

Le broquel [se maintient], sans umbo central cette fois.

Quant à la troisième espèce de bouclier (clipeus ; escus, targe), apparue vers le milieu du siècle, peut-être apparentée à la targe : attribué au fantassin, elle affecte la forme d'un petit écu au revers très concave, tantôt cambré vers l'intérieur avec un umbo conique fortement proéminent au dos duquel se fixe la main, tantôt cambré vers l'extérieur et muni d'un umbo hémisphérique, [avec parfois] un orle doublé d'un cloutage parallèle.



L'évolution du bouclier entre 1100 et 1400 comprend donc deux étapes : la première, qui occupe le XIIe siècle, représente le stade où l'insuffisance défensive de l'armure explique le besoin d'une protection pour tout le corps ; la seconde, qui couvre deux siècle, marque le rétrécissement concomitant de l'écu ainsi que l'apparition de formes nouvelles. Mais à aucun moment, le bouclier n'est encore considéré comme superflu.

On voit là que armures et boucliers sont complémentaires, le perfectionnement de l'une marquant le déclin de l'autre.

_________________
Sources :
• Les images viennent du site : [url=http://www.medievart.com/]http://www.medievart.com/[/url]
• CONTAMINE Philippe, La Guerre au Moyen Age, PUF, Paris, 5e éd. 1999, p. 313.
• GAIER Claude, "L'évolution et l'usage de l'armement défensif personnel au pays de Liège du XIIe au XIVe siècle", Armes et combats dans l'univers médiéval, De Boeck Université, Bruxelles, 1995, p. 129-133.

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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:28

Arielle_de_siorac a écrit:
Exposé sur l'état de connaissance en génie militaire : l'Artillerie
    par Alandrisse


L'Artillerie

Le génie militaire est un vaste sujet qui regroupe bon nombre de domaines. Dans ce rapport je m'intéresserais aux moyens que nous employons de nos jours, via les armes. Bien sûr cela ne sera qu'une ébauche afin de comprendre l'évolution de notre époque par rapport à celle de nos aïeuls. Je débuterais donc cet exposé par l'armement que les soldats utilisent afin de défendre notre Royaume. Nous découvrirons aussi de nouvelles armes plus perfectionnées qui ne sont encore qu'à l'aube de leurs premiers jours.

L'armement est depuis toujours, développé afin de garantir une victoire implacable sur l'ennemi de manière foudroyante et sans retour. Les siècles se succéderont et verront apparaître le génie de ses inventeurs. Pour comparer avec nos armes actuelles, je débuterais ce récit par l'époque glorieuse où les chevaliers étaient la meilleure arme qui soit.



En effet, peu d'armes pouvaient inquiéter ces preux chevaliers. Rappelons qu'ils étaient parés d'une solide armure et d'un destrier encore mieux protégé. Ils fendaient la foule aussi bien qu'un cailloux perçant la surface de l'eau. De ce fait, quel genre de défense pouvait impressionner ces cavaliers?

Il s'agit des armes d'hast, ce nom regroupe toutes les armes possédant un manche long en bois terminé par une pointe en fer. Elles sont encore utilisées par l'infanterie, permettant ainsi de faire succomber la monture et de ce fait, de désarçonner le cavalier. Je citerais les plus courantes.



Avec l'évolution des tactiques de combat et afin de parer le plus de dégâts possible, les armes de distance deviennent indispensables. A une époque qui nous paraît reculée à présent, on utilisait des armes de jet, tels que le javelot, dont la pointe était en fer.

Puis l'angon, arme aussi bien de jet que d'hast. Sa pointe ressemblait étrangement à la fleur de lys, on dit que cette arme propre aux peuples des Francs est à l'origine de la fleur de lys royale

De nouvelles armes de tir firent leur apparition, les arcs longs Anglois (ou Longbow). Durant une bataille, la cavalerie française s'est heurtée à la puissance des arcs longs. Cette arme a une telle puissance qu'avec les pointes adaptées, la flèche transperçe les armures. Il y a toujours eu des arcs aussi loin que nous remontons dans l'histoire. L'arc court était couramment utilisé, sa petite taille permettait une bonne utilisation par la cavalerie. L'arc était utile, mais il ne fallait pas négliger le choix des flèches, le bois dans lequel elles sont faites, la forme de la pointe, etc.

Dérivé de l'arc, l'apparition de l'arbalète au Royaume de France fut presque en soi une révolution. En effet, cette arme de siège posséde une puissance de tir des plus impressionnantes. De plus, on pouvait désormais tirer avec un seul bras, ce qui n'exige pas une grande formation pour l'utiliser. Malheureusement, l'arbalète coûte assez chère et son temps de « recharge » beaucoup plus long qu'un simple arc.



Les armes de siège sont nombreuses et variées, rivalisant de puissance. La baliste arme copiée sur l'époque Romaine, est une arme massive employant des lourdes flèches notamment. Peu à peu ce genre d'arme a été abandonné pour les armes à balancier beaucoup plus simple d'utilisation. Pour ne citer que les plus offensive, le Mangonneau, proche de la catapulte peut tirer sur de longues distances, on régle, je dirais presque facilement, la distance ainsi que la hauteur du tir. Le Mangonneau est très proche du Trébuchet, celui-ci, fait pour détruire les murailles est beaucoup moins maniable que le Mangonneau. Enfin la Catapulte, qui ressemble à une arbalète en plus massif, elle est utilisée pour créer des brèches dans les fortifications ou bien durant les sièges, permettant de catapulter des cadavres morts de maladie grave et provoquant ainsi une épidémie parmi les assiégés.



Mangonneau


Catapulte

Pourquoi j'emploie le passé pour parler de ces armes de siège, parce qu'à présent et depuis le début de notre siècle, le canon prend peu à peu la place de ces armes devenues presque archaïques. Dans ce domaine, Jean Bureau et son frère Gaspard furent des précurseurs en France. L'arrivée récente de la poudre à canon permet d'ouvrir de nouveaux chemins en matière d'arme à feu. En premier lieu, le canon a fait son apparition.

Cette arme bien que très efficace, revêt un certain danger pour son utilisateur. En effet, pour créer les canons, les métallurgistes doivent pour faire le tube, fondre plusieurs pièces, reliées entre elles par des anneaux métalliques. Bien que le travail soit minutieux, des risques d'éclatement du tube sont courants. Le projectile lui-même a évolué, tout d'abord en pierre, on remarqua rapidement qu'à l'impact celui-ci ne résistait pas. Depuis peu, les inventeurs ont mis au point des boulets de canon en fer battu, plus efficace qu'on ne l'aurait imaginé.



Depuis, il a été trouvé un autre usage à la poudre noire. C'est ainsi que l'Arquebuse arriva entre nos mains. Elle peut atteindre une cible à cent coudées, bien que son poids et l'allumage de la mèche soit contraignants. Nous pouvons nous vanter de mener avec nous une arme à feu lors des combats rapprochés. Pour employer cette arme, il est nécessaire d'avoir un fourquin, une sorte de fourche sur lequel on fait appuie lors du tir.



Apparition de la poudre noire

D'ailleurs actuellement les proportions de chaque composé ne sont pas encore idéalement connues et formulées précisément faute d'étude suffisante.

Assez récent est l'emploi que nous connaissons de la poudre noire, il n'y a pas si longtemps, celle-ci était utilisée avant tout pour faire du bruit. En effet, on ne savait pas du tout contrôler cette puissance. Les Anglois semblent l'avoir utilisé les premiers durant une bataille à l'aide d'une pseudo bombarde. Pseudo car celle-ci ne pouvait contenir de manière favorable la force destructrice qui en résultait et très souvent des accidents mortels ont frappé les malheureux désignés à employer la poudre. Avant que la métallurgie n'ait atteint le niveau que nous lui connaissons, la portée du tir, son immobilité durant le combat ainsi que les projectiles (surtout des pierres) n'ont pas vraiment permis à cette « arme » peu efficace de concurrencer celles plus traditionnelles telles que les arcs.

Avec les progrès réalisés en métallurgie, le fût rend l'arme plus sûre, plus résistantes, n'explosant qu'occasionnellement, les projectiles en pierre ont cédé la place aux boulets en fonte plus efficace.

La métallurgie n'est pas la seule discipline qu'il faut améliorer afin de perfectionner les armes à feu. La compréhension de la poudre devrait permettre d'obtenir un produit plus stable et moins volatile qu'auparavant. Des études sont actuellement engagées afin de tendre vers cette évolution.

Ces progressions à travers le temps, permettent de comprendre, pourquoi les armes à feu remplacent peu à peu nos armes blanches. Par exemple, la catapulte qui est une arme des plus imposantes durant les sièges demande un nombre d'hommes conséquent autant pour l'armer, que pour mettre le projectile en place. Alors que le canon, pour une rapidité d'exécution bien plus rapide, avec deux ou trois hommes permet des dégâts équivalents voire plus importants. Confrontées à cette réalité, nos armées décident enfin de prendre la voie de l'avenir plutôt que celle de nos aïeux.


Fait par Alandrisse, Copiste de l'Institut des Sciences
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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   Sam 13 Mar 2010, 18:29

Arielle_de_siorac a écrit:




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MessageSujet: Re: [Armée] Affaires Militaires   

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